jeudi 18 décembre 2008
Après mes visites pluvieuses de la veille à Hué, je ne suis pas fâché de reprendre un bus le jeudi 18 matin afin de me rendre à Hôi An. Le trajet d'environ 4h le long de la côte est plutôt agréable. On commence à apercevoir ici et là les premiers palmiers, signe que l'on se rapproche de la partie tropicale du Viet Nam (schématiquement, la moitié sud du pays en fait). Le bus s'arrête vers 12h30 devant un hôtel dans lequel je dépose mes affaires. Des vélos sont mis à disposition gratuitement, j'en choisis un et me voilà parti vers le petit centre-ville historique.
Hôi An est la ville la plus "carte postale" du Viet Nam, pleine de charme avec ses rues étroites interdites aux voitures et son architecture qui témoigne du passage des chinois et des japonais aux 16è et 17è siècle, puis des français ensuite. On y trouve des pagodes, des ponts, des centres de congrégations chinoises, des maisons coloniales, des échoppes...
Mais surtout, Hôi An a été entre le 5è et le 10è siécle la capitale commerciale et le grand port de l'empire Champa (voir plus bas l'excursion à My Son).
Ci-dessous, l'édifice "symbole" de la ville : le pont couvert japonais datant de 1593 qui reliait le quartier chinois au quartier japonais. Une de ses particularités : il abrite un petit temple.



Quelques photos de ruelles, boutiques, temples et pagodes...













Pas de voitures mais toujours des mobylettes, vélos et autres...

La ville est traversée par la rivière Thu Bon, bordée de palmiers, qui se jette dans la mer de Chine toute proche.


Le lendemain matin, je suis parti en excursion avec un groupe sur le site Champa de My Son, à environ 45km de Hôi An.
My Son était la cité impériale du royaume Champa entre le 4è et le 12è siècle.
Toutes proportions gardées, on peut comparer l'importance culturelle de ce site à celle d'Angkor au Cambodge (royaume Khmer, article à venir) et d'Ayutthaya en Thaïlande (royaume de Siam, voir l'article) . A ce titre, le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Le peuple Cham était à l'origine hindouiste, c'est pourquoi le sanctuaire comporte des temples et des édifices dédiés à Shiva (et des stèles gravées en sanscrit), ou plutôt comportait car il faut dire qu'il ne reste plus que des ruines recouvertes de végétation, là aussi en partie du aux bombardements américains (grands amis de la culture donc).
Une des particularités est l'utilisation exclusive de briques rouges assemblées à l'aide d'un mortier dont la conception est toujours un mystère de nos jours.
Voici donc quelques photos de ce qu'il reste du sanctuaire...



Les différents motifs sont sculptés à même la brique.









Il faut donc beaucoup (beaucoup) d'imagination pour se rendre compte de la splendeur de ce que fut la cité impériale...
De retour à Hôi An, je retrouve par hasard un belge rencontré quelques jours plus tôt lors de mon excursion à la pagode des parfums et du coup, on déjeune ensemble.
Le soir, je vais expérimenter le premier bus de nuit de mon périple pour me rendre de Hôi An à Nha Trang : départ 18h, arrivée vers 6h30 pour un trajet de 500 km... toujours vers le sud !
Biz, Manu.
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